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Johan Dolmare, Trankilous.com

 

Ils s’appellent Johan, Yannick ou encore Lionel... Et ils ont osé se lancer dans l’entrepreneuriat avec ou sans succès. Puis ont tout recommencé à zéro pour retrouver l’adrénaline des débuts. L’essentiel, quand tout reste à construire à partir d’une simple idée, de rien. Rencontre de ces sérial entrepreneurs, addicts qui par force de persévérance ont décidé de ne rien lâcher afin de se réaliser et donner forme à leurs idées...

 

S’il fallait remonter à l’origine de votre aventure entrepreneuriale ?

À la fin du collège quand est venu le moment de faire un choix pour mon orientation scolaire, j’ai écouté ma famille, qui m’a conseillé de suivre un cursus technologique dans un lycée. Selon eux, ce choix semblait être une évidence, mais à aucun moment ils ont tenu compte de mes envies et de mes attentes. Mais naturellement, j’ai suivi leur choix de cursus, un choix qui n’était pas le mien... À l’obtention de mon BEP, à tout juste 18 ans, j’ai commencé à entreprendre dans l’événementiel en organisant des soirées. Quelques années plus tard, je me rends en métropole dans le but de travailler avec mon parrain qui travaillait dans le BTP. Malheureusement, c’est la crise et je me vois contraint à redéfinir mes projets. Aidé et accompagné de la mission locale d’Évry Courcouronnes, je découvre suite à une série de tests, le vrai sens du terme entrepreneur. Seulement, mes rapports avec mon parrain n’ont pas été au beau fixe et j’ai dû retourner en Guadeloupe. En 2009, je présente mon premier projet d’entreprise, lié à la restauration et l'événementiel, à l’École Régionale de la deuxième chance... Un projet d’envergure caribéenne, mais qui par manque de financement fût mis de côté. Néanmoins, ce fut une très bonne expérience, car j’ai pu découvrir les différents aspects de l’entrepreneuriat (gestion, communication, management, compétition...) et avoir un point de vue extérieur à ce projet.

     Après une phase de réflexion et de remises en question, je décide alors de lancer Gold Connexion qui avait pour idée principale de permettre aux utilisateurs de smartphones de faire du direct via Internet. Toutefois, lors de la présentation, les potentiels financeurs n’ont pas été emballés par l'idée. Pour rappel, à l'époque, les directs sur les réseaux sociaux n'étaient pas encore développés. Mais à ma grande surprise, quelques années après, un projet du même type a fait son apparition et a levé juste quelques millions d’euros... Je ne me suis pas découragé, j’ai retravaillé mon idée, qui est devenue une entreprise de production de vidéos, avec un studio photos et la création de sites Internet. Une belle aventure, malgré des débuts difficiles. J’ai pu compter sur le soutien de mes proches, notamment ma cousine qui me prêtait son matériel (appareil photo, voiture...) et mon petit frère qui m’a offert ma première caméra. Malheureusement, par manque de sérieux et de bonne foi de certains clients, je décide de cesser cette activité.

‘‘Après ce parcours, j’aime dire que ce qui ressemble

à une fin est en réalité qu’un début.’’

En 2014, je pars pour une nouvelle aventure avec la création de Trankilous.com, un site de livraison à domicile de produits issus de notre agriculture à destination d’une clientèle n’ayant pas accès à ces produits. Cependant, par manque de fournisseurs, je fus contraint de lancer ma propre plantation avec l’aide d’un voisin, qui a mis à ma disposition une parcelle de terrain. Mais avec les contraintes de l’agriculture bio (pousse lente, désherbage, stockage), j’ai dû revoir ma gamme de produits. À ce jour Trankilous.com est bien plus qu’un site, c’est un concept partageant et valorisant avant tout la richesse du terroir guadeloupéen puis antillais. Un large choix de produits soigneusement sélectionné, de nombreuses recettes authentiques et des vidéos, que je vous invite tout simplement à découvrir.

Après ce parcours, j’aime dire que ce qui ressemble à une fin est en réalité qu’un début. Au final, il n’y a aucune mauvaise idée, tout dépend de la stratégie de développement utilisée. J’ai fait de l’espace vert en ACI (chantier d’insertion), au début cela paraissait surprenant, mais aujourd’hui, je suis content d’avoir acquis cette expérience (débroussailleuse, élagage, tronçonneuse...), peut-être que, demain, je ferai le lien entre entreprises de prestation traditionnelle et outil numérique ou autres (sourire).

 

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