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Lionel Laurendot, Vanilio

Ils s’appellent Johan, Yannick ou encore Lionel... Et ils ont osé se lancer dans l’entrepreneuriat avec ou sans succès. Puis ont tout recommencé à zéro pour retrouver l’adrénaline des débuts. L’essentiel, quand tout reste à construire à partir d’une simple idée, de rien. Rencontre de ces sérial entrepreneurs, addicts qui par force de persévérance ont décidé de ne rien lâcher afin de se réaliser et donner forme à leurs idées...

 

Ses débuts. Depuis petit, j’ai été baigné dans les activités de commerce. Quand j’étais avec mon grand-père, j’allais vendre des bananes et avec ma mère des sorbets, cacahuètes grillées et gâteau. La première entreprise que j’ai créée était un bar à pâtes, un restaurant rapide, en 2009. Mais cela s’est très mal terminé à cause d’un manque de maturité certain. Pourtant, c’était une affaire qui marchait très bien, mais j’avais 23 ans. Quand tu es chef d’entreprise à cet âge-là, tu n’as pas nécessairement conscience des responsabilités qui t’incombent. D’autant plus qu’il s’agissait d’un autofinancement, alors je n’avais aucune pression que ce soit de la banque ou autres. J’ai su avec le temps que quand on nage dans une zone de confort, on est que très peu productif...

Le rebond. Je suis revenu en Guadeloupe, le 13 juillet 2014, où j’ai poursuivi mon activité immobilière, car après la fermeture de mon restaurant, j’ai acquis des parts dans une agence immobilière, encore en activité aujourd’hui. Et c’est en février 2017 que je me suis lancé dans cette aventure « Vanilio ». Pourquoi, avoir réitéré l’aventure après mon échec ? C’est très simple : de l’envie, de la détermination, le besoin de rester constamment maître de soi. Et puis le business, c’est dans mon ADN. Alors il aurait fallu tôt ou tard que je rebondisse. Il valait donc mieux que j’enchaîne et que je me serve de mes échecs précédant pour aller de l’avant. Dans la vie tout est positif, même l’échec est positif. L’import-export est un domaine très complexe à partir du moment où il y a le mot « douane » dans une affaire, cela devient tout de suite très compliqué, et cela, même quand votre activité est assidûment respectueuse des lois en vigueur. Avec Vanilio, je propose une gamme d’épices comprenant la vanille qui est le produit phare de mon activité. Le gage de qualité que je promets à mes clients est de me rendre directement dans les pays où j’importe, pour leur assurer le meilleur choix, éviter les intermédiaires ainsi leur proposer un produit avec un excellent rapport qualité prix défiant toute concurrence. Je dirais, aujourd’hui, que je suis un chasseur d’épices. 

Ses difficultés. La plus grosse des difficultés qu’un entrepreneur puisse rencontrer est la liquidité. Les banques sont frileuses, j’ai dû me construire seul sans garants ou autres investissements et donc fallu que je propose un projet solide à une dizaine de banques pour qu’une d’entre elles décide de me donner ma chance.

‘‘On devrait changer les mentalités, apprendre à être plus solidaire, car en face l’autre veut diviser pour mieux régner. Malheureusement, jusqu’à présent cela fonctionne très bien. (…) La Guadeloupe terre de champion mais champion divisé.’’

Sa vision. C’est une très bonne question, on pourrait en parler pendant des heures, il y a beaucoup de gens avec de bonne volonté, de bonnes idées mais, malheureusement, la case politique, égoïste fait qu’en Guadeloupe, si l’on n’est pas le fils de … ou l’ami de … vous devez parcourir et surmonter 100 ou 1000 fois plus d’épreuves pour y arriver et je devrais même dire débuter. On devrait changer les mentalités, apprendre à être plus solidaire, car en face l’autre veut diviser pour mieux régner. Malheureusement, jusqu’à présent cela fonctionne très bien. Sincèrement si l’on arrivait à travailler ensemble, on pourrait aller frapper à la porte de la NASA. La Guadeloupe terre de champion mais champion divisé.

L’avenir. Créer des emplois, multiplier les points de vente, s’adapter à une large clientèle, s’ouvrir vers le monde… Je veux ramener Vanilio au sommet dans ce domaine d’activité. Tutoyer les plus grands de près ou de loin. J’ai quelques projets qui me chatouillent. J’ai constamment des projets, car j’ai une imagination débordante et le sens des affaires, mais pour l’instant Vanilio puise l’énergie nécessaire à ma stabilité. Il n’y a pas d’échec sans commencement. Il n’y a pas de réussite sans échec. L’équation est simple, celui qui se pose la question est son propre vecteur. S’il lui donne la direction de la réussite, il réussira et inversement proportionnelle. Le temps passe vite à se poser trop de question, on en est que son spectateur. Donc si tu as un projet et que tu y crois, fonce peu importe la difficulté.

 

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