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Polliniser le monde

Dernière mise à jour : 13 mai 2023

Par Mary B.

Photos : Viviane Sassen,

 





Ou une autre façon de rendre le monde meilleur, de faire bouger les choses, juste en rendant un petit service autour de nous… Utopiste ?


En regardant un reportage sur les abeilles, une chose essentielle m’est apparue : cet insecte, du haut de ses quelques centimètres, joue un rôle capital dans notre écosystème. Bien que la célèbre phrase attribuée à tort ou à raison à Einstein, stipulant que sans les abeilles, l’humanité disparaîtrait au bout de quatre ans, ne soit pas vérifiée, il est certain qu’elles contribuent à notre qualité de vie. Comment ? En concourant à la richesse de notre écosystème, en permettant une diversité de végétaux et de fleurs. Un essaimage du pollen qui permet la reproduction des plantes. Une action diffuse qui permet à cette espèce, à son niveau, d’agir sur le monde.


Mais nous ? Qu’est-ce que le monde peut attendre de nous ? À l’instar de l’idée de Trevor, héros du film de Mimi Leder, « Un monde meilleur », la réponse pourrait être « de le façonner selon nos idéaux ». Prenons l’exemple de ce personnage, qui du haut de ses 12 ans, prend à cœur son exercice de travaux pratiques « Think of an idea to change the world, and put it into action. » (Pense à une idée pour changer le monde et applique-la.) Ce film sorti en 2000 a aujourd’hui plus de 20 ans, mais son concept reste à mon sens intemporel, et encore nécessaire.



Dès que quelqu’un accompli une chose, aussi infime soit-elle, mais qui change et compte beaucoup pour nous, il nous faut passer le relais auprès de trois personnes, la loi des nombres s’applique, cela se démultiplie, et crée ainsi un essaimage de bonnes actions, de personnes transformées et pourquoi pas… un monde meilleur. On ne change pas le monde à douze ans, mais on peut tenter de redonner espoir à son entourage. Parfois, pour cela, il nous suffit d’observer les gens autour de nous, de prendre le temps de les connaître et de détecter ces petites choses qu'on pourrait faire pour les aider. Cela peut nous demander certes un effort, mais à long terme peut procurer tellement plus à l’autre.


Être chef d’entreprise conscient, c’est peut-être aussi décider du changement que l’on pourra apporter par son entreprise, son concept, son initiative.

© Britain Eriksen


C’est sur la même dynamique qu’a été impulsée l’initiative du mouvement colibri de Pierre Rabhi, au sein duquel chaque personne est invitée « à faire sa part ». La fable de ce colibri nous enseigne que seul, on ne peut « éteindre l’incendie », mais que si tout le monde s’y met, les choses peuvent être différentes. On l’applique certes au quotidien, mais est-ce valable aussi dans le monde du travail ?


Être chef d’entreprise conscient, c’est peut-être aussi décider du changement que l’on pourra apporter par son entreprise, son concept, son initiative. On ne parle pas ici du mécénat ou du sponsoring et des actions de solidarité en parallèle, mais bien du quotidien. Ce n’est pas amoindrir l’objectif de faire des bénéfices, mais c’est savoir que chaque jour, on contribue d’une manière ou d’une autre à apporter de l’espoir. Nous avons la capacité via ce que nous créons, offrons et vendons de « faire sa part » dans un écosystème en constant mouvement. Cela peut s’appliquer aussi bien dans le management que dans l’offre que l’entreprise propose.


Mais comme les abeilles, peu importe la fleur, ce qui compte, c’est essaimer, distiller, autour de nous, afin que la différence se cultive, fleurisse. En effet, que serait un jardin avec une végétation de même couleur, des fleurs d’une seule et même espèce, si ce n’est un tableau monochrome et sans saveur… Alors, et vous, à qui allez-vous passer le relais ?

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